Marta Izquierdo Muñoz

Accueilli en résidence : du lundi 2 juin au mercredi 2 juillet 2008
Un projet de : Marta Izquierdo Muñoz
Avec : Mark Tompkins, Frans Poelstra, Samuel Pajand, Manuel Coursin, Vincent Alaphilippe

 

She’s mine

marta izquierdo muñoz / [lodudo] producción

accompagnement artistique mark tompkins & frans poelstra

 Résidence à la malterie du 2 juin au 2 juillet.

Chantier ouvert le 26 juin à 20h à la malterie

création pour le festival d’Avignon 08 dans le cadre du sujet à vif (SACD)

 

Ce solo fait allusion aux stars populaires « hand-made », à la façon d'Almodovar et Fabio McNamara, mais également à celles, éphémères, jetables qui semblent dire comme Edie Sedgwick: "J'aimerais exciter le monde entier rien qu'un instant ». Marta Izquierdo Muñoz y bénéficie du regard artistique de Mark Tompkins et Frans Poelstra, deux grands chorégraphes et interprètes chez qui la continuité de la vie et du spectacle laisse la liberté de choisir ce qui appartient à l'une ou l'autre.

« La pièce s’organise autour d’un personnage que j’appelle Divine et qui, comme l’Alice de Lewis Caroll, se transforme sans cesse. « La divine » était le surnom donné à Sarah Bernhardt. Divine, c’est peut-être aussi le personnage d’un roman de Jean Genet ou d’un film d’Almodovar, une Andy Warhol Superstar, un travesti américain des années 80 ou une célébrité éphémère de télé réalité. Toutes ces Divine cohabitent et dialoguent ensemble.

Pour ce travail j’ai souhaité m’accompagner de Mark Tompkins et de Frans Poelstra, tous deux grands interprètes et créateurs. Ils ont la capacité de se mettre dans la peau de ceux dont ils parlent sans vouloir illustrer ; avec un goût du jeu évident. Ils montrent tout ce que, généralement, on refuse de voir ou choisit d’ignorer : les fissures, faiblesses et ambiguïtés de l’être humain. J’aime dans leur travail « la continuité de la vie et du spectacle, qui n’est pas une manière de s’illusionner sur la vie, mais qui laisse la liberté de décider ce qui appartient à l’une ou à l’autre.» (Catherine Millet à propos de Pedro Almodovar : Almodovar exhibition !, Edition du Panama, 2006.) »

 

Quelques mots sur les acteurs du projet :

  • Mark Tompkins

Danseur, chorégraphe et pédagogue américain, Mark Tompkins vit en France depuis 1973. Après une série de solos et spectacles collectifs, il fonde en 1983 la compagnie I.D.A., International Dreems Associated. Parallèlement à ses activités de directeur artistique, il mène depuis des années une recherche sur l’improvisation et la composition instantanée à travers son enseignement et des rencontres avec d’autres danseurs, musiciens, éclairagistes, vidéastes et plasticiens.

Il crée et danse des solos, réunis depuis 1998, sous le titre Hommages : La Valse de Vaslav (89), un hommage à Nijinski, Witness (92), dédié au danseur chorégraphe Harry Sheppard, Under My Skin (96), un hommage à Joséphine Baker, Icons (98) dédié à Valeska Gert.

En résidence à Strasbourg de 1998 à 2000, il crée La vie rêvée d’Aimé (99) une comédie musicale pour les adolescents de tous âges et remiXamor (00), une fresque sur le corps et ses désirs. Artiste associé au Théâtre de la Cité internationale à Paris depuis 2001. Il développe En Chantier 2001-2004, un projet de recherche et de performance dans le paysage en mutation du chantier des futures salles du théâtre, montre ses pièces récentes et crée Song and Dance en 2003.

En 2005, il crée un solo Sept Voiles, inspiré de Salomé et Jean-Baptiste et une pièce de groupe, ANIMAL Mâle, une interrogation sur le combat, la survie, la domination et le pouvoir, suivi d’une version féminine, ANIMAL Femelle en 2007.

  • Frans Poelstra

Danseur et chorégraphe néerlandais vivant à Vienne (Autriche), il dirige United Sorry avec le dramaturge Robert Steijn. Grand performer–improvisateur, il donne régulièrement des cycles d’ateliers en Europe. Il intervient également en tant que conseiller à la mise en scène, notamment sur les dernières créations de Mark Tompkins. Pièces récentes : Frans Poelstra, son dramaturge et Bach (2004), Feminine delight  (2007).

  • Samuel Pajand

Diplômé de l’Université de Brest en audiovisuel, il s’oriente très vite vers la création sonore dans le domaine du spectacle vivant, et plus particulièrement sur la mise en espace. Il travaille entre autres pour des spectacles de Gildas MILIN, Joris LACOSTE, Judith DEPAULE, Véronique CAYE, Claudia TRIOZZI, Marco BERETTINI, Cécile Proust, Jacques  Hoepffner, et Stéphanie Béghain. Il débute en 2007 une collaboration musicale avec Fred COSTA.

  • Manuel Coursin

 Manuel Coursin se définit comme un “chasseur” de sons amateur et enthousiaste. Qu’il soit régisseur son pour Georges Appaix ou Christian Rist, concepteur son pour des spectacles surtout de danse (Alain Michard, Martine Pisani, Nathalie Collantes, Melk Prod, Emmanuelle Huynh, Sylvain Prunenec, Joao Fiadeiro…), enregistreur de disques artisanaux (Grand Magasin), assistant de Lincoln Tobier pour une radio éphémère, performer avec Michel Guillet, danseur avec Marco Berrettini et Alain Michard, il garde toujours l’oreille tendue.

  • Vincent Alaphilippe (boulez républic)

« Anciennement animateur et producteur radio, la démocratisation des outils de production via l’avènement de l’informatique personelle m’a permis de créer ma musique propre. Fortement inspiré par les travaux de producteurs omniscients, de one-man bands (J.G. Thirlwell, Barry Adamson, Konishi Yasuharu), je tente humblement de bâtir mes propres assemblages. Seul, par facilité et despotisme. Le format est résolument pop, le traitement, lui, est punk: irrévérencieux, sale, bruyant, plein de débordements et de fureur. Ancien membres des groupes Merz© et Kunk Distortion, j’ai monté le Boulez Republic Grand Ensemble avec un VJ et nous tentons régulièrement de jouer notre set devant un public. Par un heureux concours de circonstances, j’ai été amené à travailler avec divers chorégraphes et interprètes de danse contemporaine : José Valls, Daniel Larrieu, Annabelle Pulcini et dernièrement Alain Michard. »


PHOTOS DE LA RESIDENCE :