FORET/SELVA
FORET/SELVA
Accueil de la compagnie L’Amant Bilingue du 1 au 6 juin et du 8 au 18 décembre 2009
Le projet Forêt/Selva est une collaboration entre Amelia Estevez, chorégraphe et Annie Leuridan, créatrice lumière et paysagiste. Il intègre deux approches nourries de deux pratiques.
Dans ce second temps de création à la malterie, il s’agira, avec les interprètes Marie Hubert, Camille Blanc, et Dorothée Lamy d’expérimenter la rencontre entre le mouvement et la lumière pour valider les hypothèses techniques envisagées, c’est à dire la faisabilité de l’intégration de la lumière dans le processus de création.
Le projet Forêt/Selva est pensé comme une expérience dans laquelle l’être humain évolue dans un environnement dont il n’est pas l’élément central. De cette humilité imposée par une nature qui nous ignore, pouvons-nous exister en nous adaptant à un environnement ou bien sommes-nous définitivement une espèce superflue ?
La Forêt représente l’élément essentiel où l’homme est réduit à sa juste mesure. Elle est sa mort, mais elle lui offre aussi la possibilité de se dépasser lui-même. La Selva n’est pas un lieu de retraite, il est le lieu de la confrontation avec un danger objectif, le plus souvent mortel. La vie dans la forêt est un raccourci pour atteindre l’essentiel : l’homme et ses limites, l’inextricable danger ou mystère du réel dont l’impénétrable forêt est plus qu’une métaphore.
CHANTIER OUVERT le 17 décembre à 19 h 30 sur le plateau
Amelia Estevez et Annie Leuridan
Amelia Estevez est danseuse et chorégraphe, Annie Leuridan est éclairagiste et paysagiste
Leur rencontre remonte à une dizaine d’années, elles ont travaillé ensemble pour des chorégraphes, l’une en tant qu’interprète, l’autre en tant qu’éclairagiste.
Mais leur premier travail commun date de 2006 avec le spectacle « Cendrillon le dimanche » chorégraphié et interprété par Amelia. Annie en a créé la lumière dans une démarche de composition plus que d’accompagnement. La lumière y jouait un véritable rôle ; elle était tour à tour rivale, complice, tortionnaire. Spatialisant le corps, elle orientait le regard du spectateur et précisait l’instant.
La lumière est ainsi devenue le miroir d’un propos apportant une dimension physique supplémentaire au travail chorégraphique.
Depuis lors, Amelia et Annie sont entrées dans une expérimentation du mouvement « à quatre mains » dans laquelle la lumière est considérée comme un élément chorégraphique à part entière.
Dans le projet « Forêt/Selva », c’est cette démarche qui est en jeu : une création dans laquelle la lumière est un élément moteur du travail. La lumière crée le parcours, s’impose comme une densité, s’humanise et se déshumanise, provoque en quelque sorte sa propre existence.
Forêt/Selva est donc le prolongement d’une rencontre artistique entamée lors du solo « Cendrillon le dimanche » et la résidence à la malterie en a été la première étape : penser le dispositif lumière comme une matière vivante capable d’évoluer en laissant place à l’improvisation humaine, rendre la lumière palpable pour lui donner une consistance et une existence en tant que composant de la pièce chorégraphique en train de se construire.
Le projet Forêt/Selva est pensé comme une expérience dans laquelle l’être humain évolue dans un environnement dont il n’est pas l’élément central. De cette humilité imposée par une nature qui nous ignore, pouvons-nous exister en nous adaptant à un environnement ou bien sommes-nous définitivement une espèce superflue ?
PHOTOS DE LA RESIDENCE :
















