DOCUMENTS PARIS +
MASAYOSHI URABE & RINJI FUKUOKA TOKYO
« Venus d’horizons différents (France, Chili, Nouvelle Zélande), les musiciens de Documents ne veulent pas trancher entre le son, le bruit ou la tonalité.. Les sons deviennent mouvement permanent d’un simulacre de rite qui finalement se transforme en un chant qui se perd à son tour dans la nuit de nos mémoires ». Leur premier Cd sortira chez le mythique label japonais PSF.
3 ans après son premier passage en solo à la Malterie, qui en avait marqué plus d’un par la force de sa présence, voici de nouveau Masayoshi Urabe (saxophone alto, harmonica, chaines) en duo cette fois avec Rinji Fukuoka (guitare). « Longues pauses silencieuses jouées entre quelques notes, respirations, raclements de pas sur le sol, rumeur de la ville, la musique d'URABE commence là dans ces maigres sons du quotidien. L'acte pour l'art, Masayoshi URABE n'est pas dans la chose musicale, dans le jeu et ses techniques apprises, mais dans une poésie de l'action, il parle la langue de ce qui le hante. Sa musique parfois rappelle celle de Kaoru Abe (figure jumelle d'Ayler) une même troublante beauté, musique funèbre jouée pour ses fantômes intérieurs. Si Keiji Haino a été cette ombre noire qui a ramené la guitare du territoire de ses morts légendaires, Masayoshi URABE est aujourd'hui un de ces derniers passeurs des âmes errantes solitaires du saxophone, de cette histoire de bruit et de colère. »(M.H.)
Rinji Fukuoka (guitares, voix) a joué avec la plupart des improvisateurs japonais issus du rock : Urabe, Takahashi, Nagakubo, Miyamoto , Sugimoto, Mukai et dans le groupe p s y c h é d é l i q u e Overhang Party. « D’une écoute assidue de Blue Cheer, Stooges, Dream Syndicate, Amon Düül II, Velvet Underground, Henry Flynt, etc., de cette élégance cultivée, il a nourri son jeu, plongé dans le son en aveugle, creusant les entrailles de cette culture du corps et du sang. Violoniste sur la corde raide de l'émotion, de la sensualité, de la mélancolie la plus poisseuse, même quand il cisaille sa guitare rejouant Detroit et San Francisco. Rinji Fukuoka invoque Saturne et les guitar heroes chevauchant désormais les étoiles, brûlant sous ses doigts. La maison est en feu, il en tient les portes. » (M.H.)














